Psaumes
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Une décision à prendre, un échec, une attente, un projet à lancer ? Des hommes et des femmes de la Bible ont vécu la même chose. Leur histoire peut éclairer la vôtre.
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Être trahi par un frère, un ami, un collègue fait partie des blessures les plus profondes. La Bible raconte des trahisons très concrètes, et la longue route qui mène parfois jusqu'au pardon.
Des années plus tard, Saraï, devenue Sara, a enfin un fils : Isaac. Abraham fête son sevrage. Puis Sara voit rire Ismaël, le fils d'Agar. Elle exige d'Abraham qu'il chasse la servante et son fils : Ismaël ne doit pas hériter avec Isaac. Abraham en est profondément peiné, car Ismaël est aussi son fils. Dieu lui dit d'écouter Sara et promet de faire aussi d'Ismaël une nation. De bon matin, Abraham donne à Agar du pain et une outre d'eau, lui confie l'enfant et la renvoie. Agar part et s'égare dans le désert de Beer-Schéba.
9Sara vit rire le fils qu'Agar, l'Egyptienne, avait enfanté à Abraham; 10et elle dit à Abraham: Chasse cette servante et son fils, car le fils de cette servante n'héritera pas avec mon fils, avec Isaac. 11Cette parole déplut fort aux yeux d'Abraham, à cause de son fils. 12Mais Dieu dit à Abraham: Que cela ne déplaise pas à tes yeux, à cause de l'enfant et de ta servante. Accorde à Sara tout ce qu'elle te demandera; car c'est d'Isaac que sortira une postérité qui te sera propre. 13Je ferai aussi une nation du fils de ta servante; car il est ta postérité. 14Abraham se leva de bon matin; il prit du pain et une outre d'eau, qu'il donna à Agar et plaça sur son épaule; il lui remit aussi l'enfant, et la renvoya. Elle s'en alla, et s'égara dans le désert de Beer-Schéba. Genèse 21:9-14 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
Être mis à la porte fait partie des blessures les plus profondes : un licenciement brutal après des années de service, une famille recomposée où l'on n'a plus sa place, une rupture annoncée du jour au lendemain. Agar n'a rien choisi. Elle repart avec presque rien, et son fils à ses côtés. La Bible ne cache pas la dureté de la scène, ni le malaise d'Abraham. Mais elle rapporte aussi que Dieu n'oublie ni la mère ni l'enfant. Être rejeté par les siens ne signifie pas être rejeté par lui.
Être renvoyé avec presque rien ne fait pas de vous quelqu'un qui ne vaut rien.
Toute l'histoire de Agar →Chez Laban, Jacob aime Rachel, la fille cadette de son oncle. Il propose de travailler sept ans pour l'épouser. Ces années lui paraissent quelques jours, tant il l'aime. Le temps venu, Laban organise un festin. Mais le soir, c'est Léa, sa fille aînée, qu'il amène à Jacob. Au matin, Jacob découvre la vérité et explose : « Pourquoi m'as-tu trompé ? » Laban répond que, dans son pays, on ne donne pas la cadette avant l'aînée. Jacob pourra épouser Rachel aussi, mais au prix de sept nouvelles années de travail. Celui qui avait trompé son père aveugle est trompé à son tour.
21Ensuite Jacob dit à Laban: Donne-moi ma femme, car mon temps est accompli: et j'irai vers elle. 22Laban réunit tous les gens du lieu, et fit un festin. 23Le soir, il prit Léa, sa fille, et l'amena vers Jacob, qui s'approcha d'elle. 24Et Laban donna pour servante à Léa, sa fille, Zilpa, sa servante. 25Le lendemain matin, voilà que c'était Léa. Alors Jacob dit à Laban: Qu'est-ce que tu m'as fait? N'est-ce pas pour Rachel que j'ai servi chez toi? Pourquoi m'as-tu trompé? Genèse 29:21-25 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
Être trompé par quelqu'un de sa propre famille, ou par un employeur pour qui on a beaucoup donné, fait mal : une promesse d'embauche non tenue, un partage d'héritage injuste, des heures de travail jamais reconnues. Jacob goûte à ce qu'il a fait subir à Esaü. La Bible ne commente pas, mais le parallèle saute aux yeux. Cela ne rend pas Laban moins coupable. Mais une injustice subie peut aussi nous ouvrir les yeux sur celles que nous avons commises. La blessure reste réelle, et elle peut devenir une leçon plutôt qu'une raison de continuer le même jeu.
Une injustice subie peut nous apprendre ce que ressentaient ceux que nous avons blessés.
Toute l'histoire de Jacob →Joseph a dix-sept ans. Son père Jacob l'aime plus que ses autres fils et lui a offert une tunique de plusieurs couleurs. Joseph raconte aussi ses rêves, où les gerbes de ses frères se prosternent devant la sienne. La jalousie devient de la haine. Un jour, Jacob l'envoie prendre des nouvelles de ses frères, qui gardent les troupeaux loin de la maison. En le voyant arriver, ils complotent de le tuer. Ruben obtient qu'on le jette plutôt dans une citerne vide. Ils lui arrachent sa tunique, l'y jettent, puis s'assoient pour manger. Une caravane passe. Juda propose de le vendre. Pour vingt sicles d'argent, Joseph est emmené vers l'Égypte.
23Lorsque Joseph fut arrivé auprès de ses frères, ils le dépouillèrent de sa tunique, de la tunique de plusieurs couleurs, qu'il avait sur lui. 24Ils le prirent, et le jetèrent dans la citerne. Cette citerne était vide; il n'y avait point d'eau. 25Ils s'assirent ensuite pour manger. Ayant levé les yeux, ils virent une caravane d'Ismaélites venant de Galaad; leurs chameaux étaient chargés d'aromates, de baume et de myrrhe, qu'ils transportaient en Egypte. 26Alors Juda dit à ses frères: Que gagnerons-nous à tuer notre frère et à cacher son sang? 27Venez, vendons-le aux Ismaélites, et ne mettons pas la main sur lui, car il est notre frère, notre chair. Et ses frères l'écoutèrent. 28Au passage des marchands madianites, ils tirèrent et firent remonter Joseph hors de la citerne; et ils le vendirent pour vingt sicles d'argent aux Ismaélites, qui l'emmenèrent en Egypte. Genèse 37:23-28 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
Être blessé par des inconnus fait mal. Être trahi par les siens, c'est autre chose : un frère, une sœur, un associé, un conjoint, un ami d'enfance. Joseph n'était pas parfait, il a sans doute manqué de tact. Mais rien ne justifiait ce qu'il a subi. Si vous avez été rejeté par ceux qui auraient dû vous protéger, votre douleur est légitime. La Bible ne minimise pas cette scène : elle la raconte crûment. Et pourtant, l'histoire de Joseph ne s'arrête pas au fond de la citerne. Ce que d'autres vous ont fait n'a pas à écrire seul la suite de votre vie.
Ceux qui vous ont rejeté n'ont pas le dernier mot sur votre histoire.
Toute l'histoire de Joseph →David a servi Saül avec loyauté. Mais le roi, devenu jaloux de ses succès, cherche à le tuer. David doit vivre caché, en fugitif. Un jour, dans le désert d'En-Guédi, Saül entre dans une caverne. Il ignore que David et ses hommes sont cachés au fond. Les compagnons de David y voient un signe : c'est le moment de se venger. David s'approche en silence… et coupe seulement un pan du manteau du roi. Même ce petit geste lui pèse sur le cœur. Il retient ses hommes : il ne lèvera pas la main sur Saül. Le roi sort de la caverne et continue son chemin.
4Les gens de David lui dirent: Voici le jour où l'Eternel te dit: Je livre ton ennemi entre tes mains; traite-le comme bon te semblera. David se leva, et coupa doucement le pan du manteau de Saül. 5Après cela le coeur lui battit, parce qu'il avait coupé le pan du manteau de Saül. 6Et il dit à ses gens: Que l'Eternel me garde de commettre contre mon seigneur, l'oint de l'Eternel, une action telle que de porter ma main sur lui! car il est l'oint de l'Eternel. 7Par ces paroles David arrêta ses gens, et les empêcha de se jeter sur Saül. Puis Saül se leva pour sortir de la caverne, et continua son chemin. 1 Samuel 24:4-7 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
Être trahi par quelqu'un qu'on a servi fidèlement fait très mal : un patron injuste, un ami qui se retourne, un proche qui vous accuse. Vient parfois une occasion de rendre la pareille : un message à faire circuler, un dossier à ressortir, une revanche facile. David montre qu'on peut refuser d'entrer dans ce jeu. Cela ne veut pas dire tout accepter ni rester près de celui qui vous fait du mal : David garde ses distances. Mais il ne laisse pas la blessure décider à sa place. Il confie la justice à Dieu et garde sa conscience en paix.
Ne pas se venger, ce n'est pas être faible : c'est rester libre.
Toute l'histoire de David →L'armée de Babylone assiège Jérusalem. Jérémie répète ce que Dieu lui a dit : la ville sera prise, et ceux qui se rendront auront la vie sauve. Pour les chefs, c'est démoraliser les soldats. Ils demandent sa mort au roi Sédécias, qui répond : « il est entre vos mains ». Le roi le laisse tomber. On descend Jérémie avec des cordes dans une citerne sans eau, et il s'enfonce dans la boue. Puis un étranger, Ebed-Mélec l'Éthiopien, serviteur de la maison du roi, va plaider sa cause. Avec trente hommes, de vieux haillons glissés sous les cordes, il remonte Jérémie hors de la citerne.
4Et les chefs dirent au roi: Que cet homme soit mis à mort! car il décourage les hommes de guerre qui restent dans cette ville, et tout le peuple, en leur tenant de pareils discours; cet homme ne cherche pas le bien de ce peuple, il ne veut que son malheur. 5Le roi Sédécias répondit: Voici, il est entre vos mains; car le roi ne peut rien contre vous. 6Alors ils prirent Jérémie, et le jetèrent dans la citerne de Malkija, fils du roi, laquelle se trouvait dans la cour de la prison; ils descendirent Jérémie avec des cordes. Il n'y avait point d'eau dans la citerne, mais il y avait de la boue; et Jérémie enfonça dans la boue. 7Ebed-Mélec, l'Ethiopien, eunuque qui était dans la maison du roi, apprit qu'on avait mis Jérémie dans la citerne. Le roi était assis à la porte de Benjamin. 8Ebed-Mélec sortit de la maison du roi, et parla ainsi au roi: 9O roi, mon seigneur, ces hommes ont mal agi en traitant de la sorte Jérémie, le prophète, en le jetant dans la citerne; il mourra de faim là où il est, car il n'y a plus de pain dans la ville. Jérémie 38:4-9 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
Être lâché par ceux qui auraient dû vous protéger fait partie des blessures les plus profondes : un supérieur qui vous sacrifie pour avoir la paix, un collègue qui se tait en réunion, un proche qui laisse faire. Jérémie touche le fond, littéralement. Mais l'aide vient d'où on ne l'attendait pas : d'un étranger, qui ose parler au roi et qui pense même aux chiffons à glisser sous les cordes. Si vous êtes dans la boue aujourd'hui, regardez autour de vous : quelqu'un est peut-être prêt à vous tendre la main. Et si vous voyez quelqu'un s'enfoncer, osez être son Ebed-Mélec.
Quand les puissants vous lâchent, l'aide vient parfois de celui qu'on n'attendait pas.
Toute l'histoire de Jérémie →Arrivé sous l'arbre, Jésus lève les yeux. Il ne fait aucun reproche. Il appelle Zachée par son nom et lui dit de descendre vite : aujourd'hui, il faut qu'il demeure dans sa maison. Zachée se dépêche de descendre et l'accueille avec joie. Mais autour, l'ambiance change. Tous murmurent : « Il est allé loger chez un homme pécheur. » Pour la foule, Zachée reste celui qu'on ne fréquente pas. Son étiquette lui colle à la peau, et elle éclabousse même celui qui entre chez lui. Ailleurs dans l'évangile de Luc, on reproche déjà à Jésus d'accueillir ces gens-là. Lui ne se laisse pas arrêter par l'opinion générale.
5Lorsque Jésus fut arrivé à cet endroit, il leva les yeux et lui dit: Zachée, hâte-toi de descendre; car il faut que je demeure aujourd'hui dans ta maison. 6Zachée se hâta de descendre, et le reçut avec joie. 7Voyant cela, tous murmuraient, et disaient: Il est allé loger chez un homme pécheur. Luc 19:5-7 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
Être réduit à une étiquette fait mal : « le divorcé », « celle qui a fait faillite », « celui qui sort de prison », « la famille à problèmes ». On sent les regards, les silences quand on entre dans une pièce. Les reproches ne sont pas toujours injustes, mais ils enferment. Jésus, lui, commence par appeler Zachée par son nom. Il ne nie pas son passé, il lui offre une rencontre. Si vous vous sentez rejeté, rappelez-vous que l'opinion de la foule n'est pas le regard de Dieu. Et si vous êtes plutôt du côté de ceux qui murmurent, demandez-vous qui vous avez cessé d'appeler par son prénom.
Avant de connaître votre réputation, Dieu connaît votre prénom.
Toute l'histoire de Zachée →Après sa rencontre avec Jésus, Saul se met à annoncer à Damas que Jésus est le Fils de Dieu. Les gens n'en reviennent pas : n'est-ce pas celui qui persécutait les croyants ? Bientôt, on complote pour le tuer, et il doit s'enfuir de nuit, descendu le long de la muraille dans une corbeille. Arrivé à Jérusalem, il cherche à rejoindre les disciples. Mais tous ont peur de lui. Ils ne croient pas qu'il soit vraiment devenu disciple. Un homme fait alors le pont : Barnabas. Il le prend avec lui, le conduit aux apôtres et raconte ce que Saul a vécu. Dès lors, Saul va et vient avec eux dans Jérusalem.
26Lorsqu'il se rendit à Jérusalem, Saul tâcha de se joindre à eux; mais tous le craignaient, ne croyant pas qu'il fût un disciple. 27Alors Barnabas, l'ayant pris avec lui, le conduisit vers les apôtres, et leur raconta comment sur le chemin Saul avait vu le Seigneur, qui lui avait parlé, et comment à Damas il avait prêché franchement au nom de Jésus. 28Il allait et venait avec eux dans Jérusalem, Actes 9:26-28 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
Quand on a changé, on aimerait que les autres le voient tout de suite. Mais la confiance perdue revient lentement. Un ancien collègue qui se souvient de vos erreurs, une famille qui doute de votre sobriété retrouvée, un quartier qui garde l'image d'avant. La méfiance des disciples se comprend : Saul avait fait jeter des croyants en prison. Ce rejet fait mal, mais il n'est pas forcément définitif. Il a suffi d'un Barnabas pour ouvrir une porte. Cherchez autour de vous la personne qui peut témoigner pour vous, sans forcer les choses. Et soyez peut-être, pour quelqu'un d'autre, celui qui accepte de croire au changement.
Face à la méfiance, cherchez votre Barnabas, et devenez-en un pour quelqu'un d'autre.
Toute l'histoire de Paul →Vos versets surlignés, vos notes et vos plans au même endroit. Dans cette maquette, tout reste dans ce navigateur. Sur le vrai site, un compte gratuit les synchronisera entre téléphone et ordinateur.