Psaumes
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Choisissez ce que vous vivez en ce moment. Pendant sept jours, un passage de la Bible, quelques mots pour le méditer, une question pour votre carnet, une prière et un petit geste.
Une décision à prendre, un échec, une attente, un projet à lancer ? Des hommes et des femmes de la Bible ont vécu la même chose. Leur histoire peut éclairer la vôtre.
Par où commencer, comment choisir sa Bible, comment prier les Psaumes ou comprendre les paraboles : des guides clairs, un nouveau chaque semaine.
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Les 66 livres, de la Genèse à l'Apocalypse, rangés par famille. Touchez un livre pour voir ses chapitres : ceux que vous avez lus se colorent tout seuls.
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Attendre un enfant, un travail, une guérison, une réponse : l'attente use. Beaucoup de personnages bibliques ont attendu des années. Leur histoire ne rend pas l'attente plus courte, mais elle lui donne un sens.
La pluie est tombée quarante jours et quarante nuits. Puis les eaux sont restées hautes pendant des mois. Dieu se souvient de Noé, et l'arche finit par s'arrêter sur les montagnes d'Ararat. Mais il faut encore attendre. Noé ouvre la fenêtre et lâche d'abord un corbeau, puis une colombe. Elle ne trouve aucun endroit où se poser et revient. Noé tend la main et la fait rentrer. Il attend sept jours et la relâche : le soir, elle revient avec une feuille d'olivier dans le bec. Il attend encore sept jours. Cette fois, la colombe ne revient plus. Et Noé ne sortira de l'arche que lorsque Dieu le lui dira.
8Il lâcha aussi la colombe, pour voir si les eaux avaient diminué à la surface de la terre. 9Mais la colombe ne trouva aucun lieu pour poser la plante de son pied, et elle revint à lui dans l'arche, car il y avait des eaux à la surface de toute la terre. Il avança la main, la prit, et la fit rentrer auprès de lui dans l'arche. 10Il attendit encore sept autres jours, et il lâcha de nouveau la colombe hors de l'arche. 11La colombe revint à lui sur le soir; et voici, une feuille d'olivier arrachée était dans son bec. Noé connut ainsi que les eaux avaient diminué sur la terre. 12Il attendit encore sept autres jours; et il lâcha la colombe. Mais elle ne revint plus à lui. Genèse 8:8-12 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
L'attente est parfois plus dure que l'épreuve elle-même : attendre des résultats d'examen, une réponse après un entretien, la fin d'une période de chômage, un signe de réconciliation. Noé ne reste pas passif. Il ouvre la fenêtre, il essaie, il observe. Quand la colombe revient sans rien, il ne force pas la porte. Il recommence sept jours plus tard. Une petite feuille d'olivier lui suffit pour reprendre espoir. Dans votre attente, guettez ces petits signes : un appel, un léger mieux, une porte entrouverte. Ce n'est pas encore la sortie, mais les eaux baissent peut-être déjà.
Une simple feuille d'olivier peut suffire pour tenir encore sept jours.
Toute l'histoire de Noé →Des années ont passé depuis le départ. Abram s'est installé en Canaan et il est devenu riche. Mais la promesse principale ne se réalise pas : Saraï et lui n'ont toujours pas d'enfant. Quand Dieu lui parle de nouveau pour lui dire de ne pas craindre, Abram vide son cœur. À quoi bon tout cela ? Son héritier sera un serviteur de sa maison, Eliézer de Damas. Dieu ne lui fait aucun reproche. Il le conduit dehors, sous le ciel de la nuit, et lui demande de compter les étoiles, s'il le peut. Telle sera sa descendance. Abram n'a toujours rien de concret entre les mains. Pourtant, il choisit de faire confiance à Dieu.
1Après ces événements, la parole de l'Eternel fut adressée à Abram dans une vision, et il dit: Abram, ne crains point; je suis ton bouclier, et ta récompense sera très grande. 2Abram répondit: Seigneur Eternel, que me donneras-tu? Je m'en vais sans enfants; et l'héritier de ma maison, c'est Eliézer de Damas. 3Et Abram dit: Voici, tu ne m'as pas donné de postérité, et celui qui est né dans ma maison sera mon héritier. 4Alors la parole de l'Eternel lui fut adressée ainsi: Ce n'est pas lui qui sera ton héritier, mais c'est celui qui sortira de tes entrailles qui sera ton héritier. 5Et après l'avoir conduit dehors, il dit: Regarde vers le ciel, et compte les étoiles, si tu peux les compter. Et il lui dit: Telle sera ta postérité. 6Abram eut confiance en l'Eternel, qui le lui imputa à justice. Genèse 15:1-6 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
Il y a des attentes qui usent : un enfant qui ne vient pas, un emploi qui tarde, une guérison, une réconciliation. Abram n'a pas fait semblant d'aller bien. Il a dit sa déception à Dieu, franchement. Et Dieu ne l'a pas repoussé. Il l'a fait sortir de sa tente pour regarder plus loin. Parfois, nous aussi avons besoin de sortir de nos quatre murs, de lever la tête, de nous rappeler que notre histoire n'est pas finie. La confiance n'efface pas l'attente. Elle aide à la traverser sans se refermer.
Dire sa déception à Dieu, c'est encore lui parler, et c'est déjà lui faire confiance.
Toute l'histoire de Abraham →En prison, Joseph rencontre deux serviteurs du pharaon, le chef des échansons et le chef des panetiers. Chacun fait un rêve troublant, et Joseph les explique. À l'échanson, il annonce que dans trois jours il retrouvera sa place. Il ajoute une demande simple : souviens-toi de moi, parle de moi au pharaon, je n'ai rien fait pour être ici. Trois jours plus tard, tout se passe comme Joseph l'avait dit. L'échanson retrouve son poste auprès du pharaon. Mais il ne pense plus à Joseph. Il l'oublie. Le chapitre suivant commence par ces mots : au bout de deux ans. Deux années de plus dans l'ombre.
20Le troisième jour, jour de la naissance de Pharaon, il fit un festin à tous ses serviteurs; et il éleva la tête du chef des échansons et la tête du chef des panetiers, au milieu de ses serviteurs: 21il rétablit le chef des échansons dans sa charge d'échanson, pour qu'il mît la coupe dans la main de Pharaon; 22mais il fit pendre le chef des panetiers, selon l'explication que Joseph leur avait donnée. 23Le chef des échansons ne pensa plus à Joseph. Il l'oublia. Genèse 40:20-23 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
Vous avez peut-être rendu service à quelqu'un qui vous avait promis un coup de main, une recommandation, un retour. Et rien n'est venu. Vous attendez un appel, une réponse à une candidature, une place qui ne se libère pas. Ces attentes-là sont dures, parce qu'elles dépendent des autres et qu'on n'y peut rien. Joseph a vécu deux ans de silence après l'espoir. La Bible ne dit pas ce qu'il a ressenti, mais elle ne cache pas l'oubli. Le temps de l'attente n'est pas forcément un temps perdu, même quand il en a l'air.
Être oublié des hommes ne veut pas dire être oublié de Dieu.
Toute l'histoire de Joseph →Le peuple a refusé d'entrer dans le pays. Toute cette génération va errer quarante ans dans le désert, et Caleb marche avec elle. Dieu a pourtant dit de lui qu'il était « animé d'un autre esprit » et qu'il entrerait dans le pays. Les années passent. Moïse meurt, Josué conduit le peuple en Canaan, les combats se succèdent. Un jour, Caleb vient trouver Josué à Guilgal. Il lui rappelle tout : il avait quarante ans quand il est parti explorer le pays, il a fait son rapport avec droiture, Moïse lui a promis un héritage. « Il y a quarante-cinq ans que l'Éternel parlait ainsi », dit-il, et l'Éternel l'a fait vivre jusque-là.
7J'étais âgé de quarante ans lorsque Moïse, serviteur de l'Eternel, m'envoya de Kadès-Barnéa pour explorer le pays, et je lui fis un rapport avec droiture de coeur. 8Mes frères qui étaient montés avec moi découragèrent le peuple, mais moi je suivis pleinement la voie de l'Eternel, mon Dieu. 9Et ce jour-là Moïse jura, en disant: Le pays que ton pied a foulé sera ton héritage à perpétuité, pour toi et pour tes enfants, parce que tu as pleinement suivi la voie de l'Eternel, mon Dieu. 10Maintenant voici, l'Eternel m'a fait vivre, comme il l'a dit. Il y a quarante-cinq ans que l'Eternel parlait ainsi à Moïse, lorsqu'Israël marchait dans le désert; et maintenant voici, je suis âgé aujourd'hui de quatre-vingt-cinq ans. Josué 14:7-10 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
Payer pour les erreurs des autres rend l'attente particulièrement amère : une entreprise qui licencie après les mauvais choix de sa direction, un projet bloqué par une administration, une famille qui subit les dettes d'un proche. Caleb a marché quarante ans dans un désert qu'il n'avait pas choisi. La Bible ne dit pas qu'il s'est aigri. Elle montre un homme qui n'a pas oublié la parole reçue et qui la rappelle au bon moment. Pendant une longue attente, gardez quelque part ce qui vous fait tenir : une promesse, une conviction, la raison pour laquelle vous vous êtes engagé.
Une longue attente use moins quand on garde vivante la parole qui nous a fait partir.
Toute l'histoire de Caleb →Après le repas à Silo, Anne se lève et va prier. Le prêtre Eli est assis près d'un poteau du temple de l'Éternel. Elle a l'amertume dans l'âme et elle pleure. Combien d'années a-t-elle attendu ? Le texte ne le dit pas, mais il répète « chaque année » et « toutes les années ». Ce jour-là, elle ne retient plus rien. Elle fait un vœu : si Dieu regarde son affliction, s'il se souvient d'elle et ne l'oublie pas, s'il lui donne un fils, elle le lui consacrera pour tous les jours de sa vie. Ce n'est pas une prière polie. C'est le cri d'une femme qui demande à ne pas être oubliée.
9Anne se leva, après que l'on eut mangé et bu à Silo. Le sacrificateur Eli était assis sur un siège, près de l'un des poteaux du temple de l'Eternel. 10Et, l'amertume dans l'âme, elle pria l'Eternel et versa des pleurs. 11Elle fit un voeu, en disant: Eternel des armées! si tu daignes regarder l'affliction de ta servante, si tu te souviens de moi et n'oublies point ta servante, et si tu donnes à ta servante un enfant mâle, je le consacrerai à l'Eternel pour tous les jours de sa vie, et le rasoir ne passera point sur sa tête. 1 Samuel 1:9-11 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
Certaines attentes durent des années : un enfant qui ne vient pas, un emploi stable, une guérison, une relation apaisée. À force, on n'ose plus en parler, ni aux autres ni à Dieu. Anne, elle, ose. Elle met des mots sur sa douleur, avec ses larmes. Sa prière ne garantit pas que toute attente sera comblée de la même manière. Mais elle montre qu'on peut apporter à Dieu un désir profond, sans le cacher ni l'arranger. Ce que vous espérez depuis longtemps n'a pas à rester enfoui.
Ce que vous attendez depuis longtemps mérite d'être dit à Dieu, larmes comprises.
Toute l'histoire de Anne →Saül règne depuis peu. Les Philistins rassemblent à Micmasch une armée immense, avec des chars et des cavaliers. Terrifiés, beaucoup d'Israélites se cachent dans les cavernes et les citernes. À Guilgal, Saül doit attendre Samuel pendant sept jours : le prophète l'avait prévenu qu'il viendrait offrir les sacrifices et lui dire quoi faire. Saül attend jusqu'au terme fixé. Mais Samuel n'arrive pas, et le peuple commence à se disperser. Alors Saül offre lui-même l'holocauste. À peine a-t-il fini que Samuel arrive. Saül s'explique : « Je me suis fait violence. » Samuel lui répond qu'il n'a pas observé le commandement de Dieu, et que son règne ne durera pas.
8Il attendit sept jours, selon le terme fixé par Samuel. Mais Samuel n'arrivait pas à Guilgal, et le peuple se dispersait loin de Saül. 9Alors Saül dit: Amenez-moi l'holocauste et les sacrifices d'actions de grâces. Et il offrit l'holocauste. 10Comme il achevait d'offrir l'holocauste, voici, Samuel arriva, et Saül sortit au-devant de lui pour le saluer. 11Samuel dit: Qu'as-tu fait? Saül répondit: Lorsque j'ai vu que le peuple se dispersait loin de moi, que tu n'arrivais pas au terme fixé, et que les Philistins étaient assemblés à Micmasch, 12je me suis dit: Les Philistins vont descendre contre moi à Guilgal, et je n'ai pas imploré l'Eternel! C'est alors que je me suis fait violence et que j'ai offert l'holocauste. 1 Samuel 13:8-12 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
Attendre est parfois insupportable : une réponse d'employeur qui tarde, un résultat médical, un associé qui ne rappelle pas, pendant que tout semble vous filer entre les doigts. Saül a tenu presque jusqu'au bout. C'est la peur de voir tout le monde partir qui l'a poussé à agir trop tôt. On le comprend. Son histoire invite pourtant à se poser une question simple dans l'urgence : est-ce que j'agis parce que c'est juste, ou parce que je ne supporte plus l'angoisse ? Parfois, tenir encore un peu, en parlant à quelqu'un de confiance, évite une décision qu'on regrettera.
Dans l'urgence, demandez-vous si vous agissez par conviction ou pour faire taire l'angoisse.
Toute l'histoire de Saül →Vos versets surlignés, vos notes et vos plans au même endroit. Dans cette maquette, tout reste dans ce navigateur. Sur le vrai site, un compte gratuit les synchronisera entre téléphone et ordinateur.