Psaumes
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Les 66 livres, de la Genèse à l'Apocalypse, rangés par famille. Touchez un livre pour voir ses chapitres : ceux que vous avez lus se colorent tout seuls.
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Job vit au pays d'Uts. C'est un homme droit, entouré d'une grande famille et à la tête de biens considérables. En très peu de temps, il perd tout : ses troupeaux, ses serviteurs, ses dix enfants, puis sa santé. Ses amis viennent le consoler, mais leurs explications le blessent plus qu'elles ne l'aident. Job crie, proteste, cherche Dieu sans le trouver. Le livre qui porte son nom ne donne pas de réponse simple à la souffrance. Il montre plutôt un homme qui reste en dialogue avec Dieu, même dans la colère et l'incompréhension. Sa vie parle à tous ceux qui traversent l'épreuve et n'ont plus de mots.
Le livre commence comme un conte heureux. Au pays d'Uts vit un homme nommé Job. Il est « intègre et droit », il respecte Dieu et se détourne du mal. Il a sept fils et trois filles. Ses troupeaux sont immenses : des milliers de brebis et de chameaux, des centaines de paires de bœufs et d'ânesses, et de nombreux serviteurs. Le texte le présente comme le plus important de tous les hommes de l'Orient. Un peu plus loin, on apprend que ses enfants se réunissent pour faire la fête ensemble, et que Job, en père attentif, offre ensuite un sacrifice pour chacun d'eux. Tout va bien. Rien ne laisse prévoir ce qui va suivre.
1Il y avait dans le pays d'Uts un homme qui s'appelait Job. Et cet homme était intègre et droit; il craignait Dieu, et se détournait du mal. 2Il lui naquit sept fils et trois filles. 3Il possédait sept mille brebis, trois mille chameaux, cinq cents paires de boeufs, cinq cents ânesses, et un très grand nombre de serviteurs. Et cet homme était le plus considérable de tous les fils de l'Orient. Job 1:1-3 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
Quand tout va bien, on a parfois du mal à en profiter, comme si le bonheur était suspect. Le début de l'histoire de Job dit simplement : c'était une belle vie, et c'était bon. Une famille unie, un travail qui porte du fruit, une vie droite. Si vous vivez une période heureuse, vous avez le droit de la savourer. Vous pouvez aussi, comme Job, en faire une occasion de gratitude et de prière pour ceux que vous aimez. Ce qui est vécu et reçu avec reconnaissance ne se perd pas complètement.
Le bonheur d'aujourd'hui mérite d'être savouré et reçu avec reconnaissance.
En une seule journée, les messagers se succèdent devant Job. Ses bœufs et ses ânesses ont été enlevés, ses brebis détruites, ses chameaux volés, ses serviteurs tués. Puis arrive la pire des nouvelles : ses fils et ses filles étaient réunis chez l'aîné quand un vent violent a fait s'écrouler la maison. Tous sont morts. Job se lève, déchire son manteau, se rase la tête et se jette à terre. Il ne cache pas sa douleur : il prend le deuil, avec les gestes de son époque. Puis il prononce ces mots devenus célèbres : « L'Éternel a donné, et l'Éternel a ôté ; que le nom de l'Éternel soit béni ! »
18Il parlait encore, lorsqu'un autre vint et dit: Tes fils et tes filles mangeaient et buvaient du vin dans la maison de leur frère aîné; 19et voici, un grand vent est venu de l'autre côté du désert, et a frappé contre les quatre coins de la maison; elle s'est écroulée sur les jeunes gens, et ils sont morts. Et je me suis échappé moi seul, pour t'en apporter la nouvelle. 20Alors Job se leva, déchira son manteau, et se rasa la tête; puis, se jetant par terre, il se prosterna, 21et dit: Je suis sorti nu du sein de ma mère, et nu je retournerai dans le sein de la terre. L'Eternel a donné, et l'Eternel a ôté; que le nom de l'Eternel soit béni! Job 1:18-21 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
Face à la mort d'un proche, on se sent parfois obligé de « tenir le coup ». Job, lui, commence par pleurer et par montrer son chagrin. Sa parole de foi ne vient pas à la place des larmes, elle vient au milieu d'elles. Si vous traversez un deuil, vous n'avez pas à choisir entre la douleur et la confiance. Vous pouvez déchirer votre manteau, à votre façon : pleurer, dire votre peine, ne rien faire pendant un temps. Et chercher, si vous le pouvez, un mot pour dire à Dieu ce que vous vivez.
Pleurer n'est pas manquer de foi : la confiance peut naître au milieu des larmes.
Pour aller plus loin, un accompagnement de 7 jours :Traverser un deuil →Après ses enfants et ses biens, Job perd aussi la santé : un ulcère le couvre de la tête aux pieds. Il s'assoit sur la cendre et se gratte avec un morceau de poterie. Trois amis, Eliphaz, Bildad et Tsophar, viennent le voir. Ils restent assis près de lui sept jours et sept nuits sans dire un mot, tant sa douleur est grande. Puis Job ouvre la bouche, et c'est un cri. Il maudit le jour de sa naissance. Il dit que ses soupirs sont devenus sa nourriture, que ce qu'il redoutait lui est arrivé. Et il conclut : « Je n'ai ni tranquillité, ni paix, ni repos ». Job est à bout.
24Mes soupirs sont ma nourriture, Et mes cris se répandent comme l'eau. 25Ce que je crains, c'est ce qui m'arrive; Ce que je redoute, c'est ce qui m'atteint. 26Je n'ai ni tranquillité, ni paix, ni repos, Et le trouble s'est emparé de moi. Job 3:24-26 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
Il arrive qu'on n'en puisse plus : trop de pertes, trop de fatigue, une maladie qui dure, un épuisement qui ne passe pas avec une nuit de sommeil. Le livre de Job ne censure pas ce cri. Il le garde, il le transmet. Vous avez le droit de dire que vous êtes à bout, à Dieu comme à vos proches, et de demander de l'aide, y compris médicale. Remarquez aussi le premier geste des amis : rester là, en silence. Parfois, la meilleure aide est simplement une présence.
Dire « je n'en peux plus » est déjà une façon de ne pas rester seul.
Pour aller plus loin, un accompagnement de 7 jours :Retrouver des forces →Les amis de Job ont fini par parler, et longtemps. Leur idée est simple : s'il souffre, c'est qu'il a dû commettre une faute. Job refuse cette explication. Il sait qu'il n'a rien fait pour mériter cela. Alors il voudrait s'adresser directement à Dieu, plaider sa cause devant lui. Mais Dieu semble absent. « Si je vais à l'orient, il n'y est pas ; si je vais à l'occident, je ne le trouve pas. » Au nord, au midi, rien. Et pourtant, au cœur même de ce vide, Job ajoute une phrase surprenante : « Il sait néanmoins quelle voie j'ai suivie ». Il ne voit plus Dieu, mais il croit encore être vu par lui.
8Mais, si je vais à l'orient, il n'y est pas; Si je vais à l'occident, je ne le trouve pas; 9Est-il occupé au nord, je ne puis le voir; Se cache-t-il au midi, je ne puis le découvrir. 10Il sait néanmoins quelle voie j'ai suivie; Et, s'il m'éprouvait, je sortirais pur comme l'or. Job 23:8-10 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
Il y a des périodes où la foi semble vide : on prie et rien ne répond, on cherche et on ne trouve pas. Ou bien on doute de soi, parce que des proches laissent entendre que « si cela vous arrive, c'est un peu de votre faute ». Job montre qu'on peut refuser les explications trop faciles, et rester honnête dans le doute. Vous n'êtes pas obligé de faire semblant. Vous pouvez dire à Dieu : « je ne te trouve pas ». C'est encore lui parler.
Même quand vous ne voyez plus Dieu, vous pouvez lui dire que vous le cherchez.
Pour aller plus loin, un accompagnement de 7 jours :Quand la foi vacille →À la fin du livre, Dieu parle enfin à Job. Il ne lui explique pas pourquoi il a souffert, mais Job sort de cette rencontre transformé. Dieu reproche aux trois amis de ne pas avoir parlé de lui avec droiture, et c'est Job qui prie pour eux. C'est alors que sa situation change : l'Éternel le rétablit et lui donne le double de ce qu'il possédait. Ses frères, ses sœurs et ses anciens amis viennent manger avec lui, le consoler, et chacun lui apporte un cadeau. Job aura encore sept fils et trois filles. Le texte précise qu'il donna à ses filles une part d'héritage parmi leurs frères.
10L'Eternel rétablit Job dans son premier état, quand Job eut prié pour ses amis; et l'Eternel lui accorda le double de tout ce qu'il avait possédé. 11Les frères, les soeurs, et les anciens amis de Job vinrent tous le visiter, et ils mangèrent avec lui dans sa maison. Ils le plaignirent et le consolèrent de tous les malheurs que l'Eternel avait fait venir sur lui, et chacun lui donna un kesita et un anneau d'or. 12Pendant ses dernières années, Job reçut de l'Eternel plus de bénédictions qu'il n'en avait reçu dans les premières. Il posséda quatorze mille brebis, six mille chameaux, mille paires de boeufs, et mille ânesses. Job 42:10-12 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
Se relever ne veut pas dire oublier. Les enfants que Job a perdus ne sont pas « remplacés ». Mais une vie nouvelle devient possible. Remarquez par où elle commence : Job prie pour ceux qui l'avaient mal compris. Puis il accepte d'être entouré, consolé, aidé. Après une épreuve, recommencer passe souvent par de petits gestes : pardonner, rouvrir sa porte, accepter un repas, un coup de main. Rien ne garantit que tout redeviendra comme avant. Mais la vie peut encore porter du fruit.
Après l'épreuve, la vie peut recommencer, même si elle ne sera plus jamais la même.
Dans une épreuve que vous traversez, de quoi avez-vous le plus besoin : d'explications, ou de quelqu'un qui reste près de vous ?
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